Alors que l'hiver, sans se presser, lâche enfin prise, la plume découvre un paradis avec surprise. Parfums de Bohème et de nature accomplie comblent cette plume sauvageonne qui bien loin des tracas et soucis, y rêve et s'abandonne .
Par d'autres chemins elle croise une belle âme, une qui écrit, qui sourit et qui charme. Et tandis que la vallée s'éveille, verdissant, fleurissant, la plume s'émerveille : ce peut donc être encore tentant...
Elle se sait improductive mais se préfère intuitive, et par mots à peine voilés qui ne laisseront pas dupes qui sait, elle use de sa prose parce que, oui, il faut oser. Oser se faire aimer et aimer en retour, comme on aime la vie, ses chemins, ses détours. Oser donner de soi, sincèrement, pleinement, ne serait-ce que pour un jour puisque rien n'est plus incertain qu'à jamais et toujours.

Plume de printemps