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  <language>fr</language>
  <pubDate>Tue, 15 Nov 2011 17:09:30 +0100</pubDate>
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    <title>11/08/2010</title>
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    <pubDate>Wed, 11 Aug 2010 15:18:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Ange</dc:creator>
        <category>Citations d'humeur</category>
            
    <description>

      
      	   &lt;blockquote&gt;&lt;p&gt;&quot;Il en va de l'érotisme comme de la danse : l'un des partenaires se charge toujours de conduire l'autre.&quot;&lt;br /&gt;
Milan Kundera.&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
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    <title>Le souffle du Capitaine</title>
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    <pubDate>Tue, 10 Aug 2010 21:46:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Ange</dc:creator>
        <category>A la volée</category>
        <category>Guerre de Sécession</category><category>Nouvelle</category><category>Yankee</category><category>érotisme</category>    
    <description>

      
      	   &lt;p&gt;Plantée au milieu d'un champ, adossée à un chêne séculaire qu'elle a dû voir grandir, la vieille bâtisse s'effrite au soleil et ses toits pleurent des larmes de tuiles sans avenir. Je m'approche, elle s'impose, j'hésite et elle m'attire.&lt;br /&gt;
Sur ma peau brûlante en cette fin de matinée d'été, ma petite robe de coton fin s'imprègne de sueur.&lt;br /&gt;
Timidement, je franchis le seuil du grand portail délabré qui marque l'entrée de sa cour intérieure, et déjà, c'est un autre univers qui s'ouvre à moi, comme en avance de quelques heures. Trois pas en arrière pour l'air étouffant, la chaleur caniculaire, trois pas en avant et l'épais feuillage du grand chêne m'abreuve de pénombre et de fraîcheur salutaires. &lt;br /&gt;
Mes poumons s'emplissent des parfums du vieux foin dont les bottes s'alignent encore dans la grange délabrée et une herse antique, malgré son épaisse couche de rouille, parait toute prête à partir labourer. &lt;br /&gt;
Un courant d'air froid comme la mort s'enroule autour de moi, il insiste et me pousse, m'entraîne et guide mes pas. &lt;br /&gt;
La cour abandonnée est gaiement envahie d'herbes folles et buissons. Le lavoir de pierre qui déborde d'eau claire ne doit pas être étranger à leur foison. J'aimerais m'y assoir et rêver un instant mais le souffle revient et de son froid me reprend. &lt;br /&gt;
Un frisson furtif, né au creux de mon ventre, s'invite en mes entrailles et voilà qu'à nouveau le désir me tenaille. Tu es incorrigible, me dis-je, ce n'est ni le lieu ni le temps. Un instant je raisonne puis j'avise que sa chaleur est bienvenue cependant. &lt;br /&gt;
Je réalise alors que le souffle n'est plus là, m'aurait-il abandonnée, si tôt, déjà? &lt;br /&gt;
Mon regard se promène, aperçoit ce qui fut l'écurie et j'oblique, espérant y respirer ce musc entêtant et lubrique qui perdure, longtemps, dans les poutres de chêne. &lt;br /&gt;
Mais le souffle est de retour, qui semble impatient. Son sillon dans les herbes s'en va droit devant. Soumise, j'obtempère sur le champ et, traînant mon désir, j'avance lentement. &lt;br /&gt;
Une petite porte de bois semble m'attendre là et je frémis lorsqu'elle grince, poussée par le souffle froid.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La petite pièce plongée dans l'obscurité m'accueille de son plafond bas et son sol bosselé ; la poussière dodue se dispute aux toiles d'araignées. La gueule béante du poêle à bois vomit encore cendres et tisonnier tandis que la pierre du vieil évier regrette l'usage qui la lustrait.&lt;br /&gt;
Contre le mur, un escalier de pierre, tout de guingois, m'appelle du sourire de ses marches usées. Parvenue sur un palier étroit, deux portes sont plantées là. Par celle, entrouverte, de gauche, j'avise des lits dépareillés et éventrés, un pot de chambre renversé, et sous la lucarne au volet battant, un tapis de vieux livres que je me propose de feuilleter.&lt;br /&gt;
Mais le souffle contrariant est de retour, il me happe et m'exhorte à le suivre de l'autre côté. Invariablement, les tréfonds de mon intimité compensent le froid ainsi absorbé par des langues de chaleur et d'humidité. &lt;br /&gt;
Je pénètre une vaste pièce au plafond défoncé. Sous mes pieds, le sol grincheux couine de son bois brut aux planches élimées. J'écarte les larges rideaux de dentelle arachnéens qui s'entêtent à se faire parure sur mon corps enfiévré.  Soudain bienveillant, le souffle les balaie vivement et m'invite à me presser.&lt;br /&gt;
Je me hâte vers la lointaine ouverture qu'il semble m'indiquer, tant pis pour le plancher qui paraît ne pas apprécier. Le seuil à peine franchit, je crois défaillir. Quelle est cette odeur putride qui vient m'assaillir? La pièce est petite et sombre comme un tombeau, dans un coin de vieux sacs débordent de gruau. Je défaits quelques boutons de ma robe afin de mieux l'attirer à mon nez. Malgré la sueur, la blanche étoffe a une odeur fraîche bien que forte et la vue de mes tétons durcis me réconforte.&lt;br /&gt;
La pénombre est domptée et mes yeux, sans forcer, m'expliquent la raison de ce qui m'a indisposée. Des cadavres de rats grimacent un peu partout, un instant j'observe, plantée là, debout. J'imagine sans peine quelle fut la vie en cette demeure, celle de ses paysans, en leur temps et heure. Je songe aux filles de ferme à la poitrine généreuse, aux garçons d'écurie à l'humeur libidineuse. J'oublie la puanteur ou je m'en accommode et mes mains sur mon corps partent en maraude. Mais ma rêverie ne sera que de courte durée, un courant d'air froid revient me chercher.&lt;br /&gt;
Derrière un épais rideau de jute à moitié décomposé, un escalier de bois, raide et très étroit, me fait signe d'approcher. Son aspect inquiétant et ses planches délabrées auraient presque raison de mon humeur lascive. Le vent, convainquant, me souffle d'oser et la chaleur en moi à nouveau récidive.&lt;br /&gt;
Ainsi rassérénée, je prends d'assaut l'escalier, c'est une tâche ardue mais j'en étais prévenue. A mi-parcours, une planche cède sous mon poids et l'instant d'après, je suis en haut déjà. Est-ce par un tourbillon de vent ou la force de mes bras? Je ne m'interroge pas longtemps : ce qui se trouve là est autrement plus exaltant.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est un petit grenier qui m'accueille, souriant. La clarté du ciel bleu s'engouffre par les lucarnes et tombe en cascades sur un fouillis charmant. Des tapis élimés s'emmêlent tendrement et les tentures aux murs se colorent d'ocres vieillissants. Quelques petits meubles de bois sont entassés là, un fauteuil à l'assise vaillante semble n'attendre que moi.&lt;br /&gt;
Alors que je m'installe, un courant d'air, me frôlant, soulève un vieux drap. Saisissant le message, je retire l'étoffe et découvre un grand coffre antique, fait de cuir et de bois. &lt;br /&gt;
Je constate que le coffre est solidement verrouillé malgré les nombreuses traces attestant qu'on a souvent voulu le forcer. Mais un souffle taquin s'engouffre entre mes jambes avant de disparaître dans la serrure rouillée. Au même instant, un déclic sourd retentit et je sais que, désormais, tout est permis. &lt;br /&gt;
Fébrile et les sens en émoi, je soulève avec peine le lourd couvercle bombé de bon poids. Un parfum d'autrefois s'élève jusqu'à moi, parfum viril et musqué, de poussière, de vieillerie, de sueur et de sang, tout à la fois. Le souffle glacial qui échauffe mon ventre s'engouffre dans l'amas d'antiquailles disposé devant moi. &lt;br /&gt;
Coutumière à présent du langage de ce guide, je plonge des deux mains, curieuse mais timide. Je frissonne et tâtonne, excitée à souhait. Les bouts de mes seins sont deux petits cailloux durcis, la chaleur humide entre mes jambes enfle sans répit.&lt;br /&gt;
Je retire du coffre, avec précautions, un large chapeau souple un peu décoloré. A n'en pas douter, il fut jadis bleu foncé et il s'orne de deux sabres croisés. Surprise mais ravie, je m'en coiffe sans plus tarder et, levant le nez, j'avise que le soleil a déjà bien décliné. Il me faudrait raisonner et songer à rentrer. Mais j'ai tôt fait de chasser cette idée et je me demande comment je pourrais m'éclairer.&lt;br /&gt;
Mon regard fouille la pièce, on doit bien pouvoir trouver là quelque chandelier! Une lucarne jusqu'alors fermée s'ouvre avec fracas et me fait sursauter. Elle cligne de l'œil vers un petit semainier dans lequel je sais déjà ce que je trouverai. Sans surprise j'y déniche trois bougies et une boîte d'allumettes à peine entamée.&lt;br /&gt;
Ainsi équipée, je retourne à mon coffre et à son mystère, mes joues s'empourprent et mon pouls s'accélère. La lumière du jour se fait plus discrète mais je décide d'en profiter jusqu'à la dernière miette. A tâtons, mes doigts partent en goguette et tentent de deviner ma prochaine découverte. Ce sera un ceinturon de cuir brun portant large boucle de fer. Sur le côté, un étui protège un couteau de taille imposante et à la lame affûtée. Je tente d'ajuster le lourd ceinturon sur mes hanches cambrées mais il est bien trop grand et je dois renoncer. Je le dépose donc sur l'accoudoir du siège capitonné qui ainsi orné semble me remercier.&lt;br /&gt;
Il me faut à présent davantage de lumière : le soir est tombé sur la maison de pierres. J'approche du coffre un petit guéridon et y place une bougie à la flamme dansante. La pièce tout à coup prend une autre dimension, et m'enveloppe de douceur bienveillante.&lt;br /&gt;
La lueur de la flamme se reflète dans la malle en un éclair métallique qui me souffle la prudence. Je découvre un objet à la pointe acérée qui pourrait être une épée mais doté à sa base, non pas d'un manche mais d'un cylindre métallique. Soudain, je comprends : Une baïonnette!&lt;br /&gt;
J'admire l'objet et songe à ceux qu'il a dû éventrer puis le place droit contre le fauteuil que je gratifie au passage d'un petit clin d'œil. Mais je sais ne pas être au bout de mes surprises et que la méfiance est de mise.&lt;br /&gt;
C'est une autre arme qui m'attend : un sabre dans son fourreau. Le cuir noir du manche et du fourreau, les ornements dorés et la dragonne avec pompon, dorés également, me laissent émerveillée. Plus encore que les précédents, cet objet m'inspire un profond respect et je m'en saisis délicatement de mes deux mains tremblantes d'émotion. Lentement, je fais glisser la lame hors de son étui, l'une et l'autre imbriqués en parfaite harmonie. Je sens cette lame toute gonflée d'orgueil tandis que le reflet de la flamme y danse allègrement. Mais un détail attire mon attention, serait-ce une imperfection? Je soulève le sabre nu et l'observe scrupuleusement. La lueur me renseigne bientôt : ce que je pris pour une éraflure n'est autre qu'une gravure. Approchant encore de la flamme, je lis, abasourdie : &quot;US&quot;&lt;sup&gt;[&lt;a href=&quot;http://plume-d-ange.scryptus.com/post/2010/08/07/Le-souffle-du-capitaine#pnote-213-1&quot; id=&quot;rev-pnote-213-1&quot;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/sup&gt;. Peinant à détacher mes yeux de ladite inscription, un léger souffle glacial attire mon attention. La petite flamme vacille et je comprends sans raison qu'il me faut tourner la lame pour plus de précision. Je m'exécute sans me presser, savourant par avance ce que je découvrirai. &lt;br /&gt;
Ce plaisir qui est mien ne sera pas déçu, c'est un bel aigle gravé qui fièrement me salue. Je caresse le plat de la lame lentement, doucement, et des bouffées de chaleur m'envahissent promptement. Je m'adosse un instant contre le vieux siège, ma tête reposant sur son assise beige. Le sabre bien à l'abri dans son fourreau étroit se blotti contre mes seins qui pointent ostensiblement. Je rêve un instant ou une éternité plongeant mon regard dans le ciel à présent étoilé. Je ressens, sur mes épaules dénudées, la fraîcheur de la nuit et son humidité. Je frissonne un instant et me sens fatiguée mais les lames de feu dans mon intimité me rappellent bientôt à ma curiosité. Le sabre va rejoindre baïonnette et ceinturon, quant à moi je poursuis mon exploration.&lt;br /&gt;
Une pile de linge soigneusement plié et amidonné m'invite à découvrir encore quelques secrets. Je défais avec soin les vêtements un par un et me retrouve avec un bel uniforme au complet. Une cape militaire ornée de boutons dorés et teintée du même bleu que le chapeau posé sur ma tête ; une paire de pantalons bleu clair et enfin une redingote elle aussi bleu foncé mais rehaussée de parures bleu clair et de nombreux boutons dorés. Une tunique bleue...me dis-je sans trop savoir pourquoi. Ces deux mots semblent agir sur mon esprit embrumé comme une clef dans une serrure bien huilée. Mentalement, j'assemble le puzzle des objets dispersés là et une évidence s'impose à moi : Yankee&lt;sup&gt;[&lt;a href=&quot;http://plume-d-ange.scryptus.com/post/2010/08/07/Le-souffle-du-capitaine#pnote-213-2&quot; id=&quot;rev-pnote-213-2&quot;&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/sup&gt;. J'observe à nouveau cette malle où reposent encore les effets d'un soldat de naguère et je fais un effort de mémoire sur le peu su de moi concernant cette guerre. M'emparant de la redingote de bonne facture, j'y décèle, sans les comprendre, les insignes d'un officier. En y regardant de plus près, je vois avec angoisse qu'elle est perforée : un trou à l'endroit du cœur, sans doute causé par une balle. Qu'elle me semble triste à présent cette malle...Je ferme les yeux et tente d'imaginer l'homme, son envergure imposante, son visage douloureux. Était-il charmant ou bien laid, bon avec ses hommes ou tyrannique, échangeait-il des lettres enflammées avec une épouse ou une bien-aimée? La nuit fraîche insiste et s'appuie sur ma fatigue, j'enfile naturellement la grande tunique. Elle est immense pour moi, qu'il devait être grand ! Il me semble y sentir l'odeur de cet homme et je m'enivre d'un musc vieux de quelques 150 ans.&lt;br /&gt;
J'extirpe de la malle un sac de toile contenant une paire de bottes, cuir noir souple et rutilant malgré les inévitables marques d'usage intensif. J'estime la pointure à un petit 45, décidément le bougre n'était pas chétif. Joueuse, je m'en chausse et m'y engouffre jusqu'aux genoux.&lt;br /&gt;
Un imposant paquet difforme attire alors mon attention, en travers de la malle, tout au fond. Enroulé dans un vieux drap jauni, je découvre l'incontournable et lourd fusil. Sa crosse de bois, polie par l'usage, sa bandoulière en cuir épais, son canon noir et parfaitement lustré au bout duquel je peux remarquer la trace circulaire qui marque l'emplacement de la baïonnette. &lt;br /&gt;
Bien que n'aimant guère les armes à feu, je me lève et soulève l'engin avec peine. L'ajustant contre mon épaule, je me déplace en visant dans le grenier moqueur. J'imagine de quoi je dois avoir l'air ainsi affublée, et mon rire rejoint celui du grenier amusé.&lt;br /&gt;
Mais un souffle inquisiteur me rafraîchit par en dessous et tourbillonne à nouveau dans le coffre que j'ai cru vide de tout. Le fusil bien calé contre la chauffeuse déjà bien équipée, je retourne à genoux approfondir mon exploration. Ne découvrant rien à première vue, je sens le souffle froid sortir par en dessous le fond à travers les interstices des lattes de bois. Un double-fond ! Je tâtonne fébrilement et fini par découvrir une latte mobile. Elle pivote en grinçant comme pour me féliciter et je glisse ma main dans l'espace libéré.&lt;br /&gt;
Je parviens à saisir un objet à la fois souple et dur et à la surface granuleuse. Retirant ma main, je tiens là une pochette de cuir brun et usé. J'en extrais tout d'abord une liasse de papiers jaunis et fort mal conservés. Observant de plus près, je constate à regret que l'encre est presque entièrement effacée. Mon amertume est telle que je me sens offensée et les feuilles de papier crissent sous mes doigts comme pour s'en excuser. Sans rancune, je leur offre un baiser léger puis les dépose avec précautions sur le tapis chamarré.&lt;br /&gt;
Je me saisis à présent d'un document plus épais et tout mon être s'enflamme en découvrant un portrait. Un capitaine Yankee à la peau d'ébène y est représenté. Je ne puis y croire, serait-ce lui mon bel officier? Cette carrure d'athlète, ce beau visage franc et soucieux à la fois, ces yeux merveilleux qui n'ont d'yeux que pour moi. Parvenant enfin à détacher mon regard fiévreux du sien, je peux lire l'inscription en lettres d'imprimerie, au bas du portrait : &quot;Captain B. Breath&quot;. Breath&lt;sup&gt;[&lt;a href=&quot;http://plume-d-ange.scryptus.com/post/2010/08/07/Le-souffle-du-capitaine#pnote-213-3&quot; id=&quot;rev-pnote-213-3&quot;&gt;3&lt;/a&gt;]&lt;/sup&gt;...Le souffle...Mon cœur est sur le point d'exploser et tandis que mes yeux s'emplissent de larmes de bonheur, ceux du capitaine m'observent avec douceur.&lt;br /&gt;
Je presse contre moi le précieux objet et je pense être parvenue au bout de ma quête. Cependant, un courant d'air froid s'enroule sur mon bras et s'entête. Dans ma main, je tiens encore la pochette et dans un sursaut je présage une nouvelle découverte. Le portrait appuyé contre la malle face à moi, je retourne la pochette pour la vider tout à fait. Rien. J'imprime une secousse impatiente à l'objet et dans un éclair lumineux, une petite chose en tombe et arrive sur le sol dans un tintement métallique et victorieux.&lt;br /&gt;
C'est une petite plaque de laiton soigneusement gravée des deux côtés. Sur le 1er, je discerne une maxime : &quot;Freedom, unity and equality.&quot;&lt;sup&gt;[&lt;a href=&quot;http://plume-d-ange.scryptus.com/post/2010/08/07/Le-souffle-du-capitaine#pnote-213-4&quot; id=&quot;rev-pnote-213-4&quot;&gt;4&lt;/a&gt;]&lt;/sup&gt;, elle est surmontée d'un aigle majestueux. De l'autre côté, Je peux lire ceci : &quot;Captain Billy Breath, 10th Cavalry Regiment, US Army.&quot;&lt;sup&gt;[&lt;a href=&quot;http://plume-d-ange.scryptus.com/post/2010/08/07/Le-souffle-du-capitaine#pnote-213-5&quot; id=&quot;rev-pnote-213-5&quot;&gt;5&lt;/a&gt;]&lt;/sup&gt;.&lt;br /&gt;
Je replace minutieusement la liasse de papiers dans l'étui et, blottissant contre mon cœur le portrait et la petite plaque de laiton, je me fais une place sur le fauteuil qui m'accueille entre ses bras. Ainsi pelotonnée et dans la redingote emmitouflée, je me sens sereine, en sécurité. Mon nez plonge dans le col de la tunique ancienne et respire l'odeur de mon beau capitaine. &lt;br /&gt;
Une vague de chaleur, endiguée trop longtemps, déferle sur moi et m'entraîne dans un océan de désirs. Je libère mes seins de leur prison de coton, ils frémissent et durcissent, mon ventre leur répond. D'une main je taquine mes tétons insolents puis malaxe et pétris mes seins tout entiers. &lt;br /&gt;
L'autre main se fraye un passage sous la tunique, sous ma robe, elle écarte mon slip et le plaisir m'inonde. Sous mes doigts, mes chairs s'agitent, elles brûlent et sont en nage. Je les pénètre de trois doigts rassemblés mais c'est mon petit bouton qui le mieux s'impatiente. Je reporte alors sur lui toute mon attention et le plaisir monte, vite, en langues de passion. La jouissance m'envahit, trop rapide à mon goût, mais la lucarne au dessus de moi ne me baigne plus d'étoiles déjà. &lt;br /&gt;
Les astres nocturnes s'effacent tandis que le ciel pâlit et je couvre mon visage du chapeau où flottent des effluves musquées. D'une main vagabonde, je cajole mon intimité, l'autre tenant bien serré, sur mon sein le portrait. Je m'endors bien vite et nullement rassasiée : un souffle m'enveloppe et vient me caresser.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans la brume de mes rêves, me parviennent des voix. Lentement je m'étire et puis reste figée : serait-ce un harmonica? Je suis baignée de lumière et, aveuglée de sommeil, je cligne des yeux. Mais mes oreilles ne peuvent s'y tromper, elles si promptes au réveil. Des éclats de rire, féminins, font écho à de grosses voix bourrues et cet harmonica qui n'en fini plus. Mon regard, enfin libéré de mes rêves, se promène alentour et je dois me pincer. Non, je ne rêve pas...Me voilà étendue dans des draps propres mais rêches, et toujours serré contre moi, le portrait du fameux capitaine. Dans un coin une malle, familière, est coiffée d'un chapeau aux deux sabres croisés. Je suis nue et perdue, j'aperçois ma robe sur un vieux fauteuil beige. La pièce aux murs blancs ne semble pas hostile. Je me lève et chancelle, m'habille à la hâte et saisie d'un vertige, je m'adosse contre un mur. Mais voilà que le mur se dérobe sous moi et d'un bond instinctif je m'éloigne de sa paroi. Alors je comprends. Ce que je pris pour des murs blancs ne sont que des bâches, je me trouve dans une tente de bonne taille, pour autant que je sache. &lt;br /&gt;
Une idée me traverse : ne devrais-je pas être effrayée? Ou, pour le moins, surprise? Et pourtant, rien de tout cela. Je me sens intimidée, curieuse et terriblement excitée. Je m'approche de l'entrée de la tente et je risque un regard discret à l'extérieur. J'aperçois d'autres tentes identiques tout près de celle-ci, un sol de terre battue couleur d'argile sous un soleil de plomb qui déjà enfièvre mon front.&lt;br /&gt;
Les tentes voisines sont gaiement animées et je me sens sotte à rester là, plantée. Je me décide enfin à sortir timidement et je percute violemment un soldat fringuant. Ses yeux rieurs me dévisagent sans pudeur, glissent sur ma robe pas tout à fait boutonnée. Le feu monte à mes joues mais s'attarde aussi plus bas et je crois défaillir quand il frôle mon bras. Me tenant du regard, il entrouvre une tente et le spectacle qu'on m'offre me laisse chancelante. &lt;br /&gt;
Soldats pas vraiment habillés et filles généreuses aux poitrines dénudées. Des couples et des groupes s'emmêlent et s'enchevêtrent dans une ambiance joueuse qui sent bon la goguette.&lt;br /&gt;
Un petit soldat loquace sautille, pantalon sur les chevilles, se dirige vers moi et me prend dans ses bras. Mais le gaillard percuté peu avant use de sa grosse voix, il m'étreins par derrière et recule d'un pas. Ma poitrine s'emballe, mes petits seins se dressent, je voudrais résister mais nos corps se caressent. Sa main large et rugueuse entreprend mon corsage et nullement je ne songe à le prendre pour outrage. L'évincé déguenillé revient à la charge et me voilà coincée entre deux queues bandées qui se proposent en partage.&lt;br /&gt;
Le grand dans mon dos se saisit de mes seins tout à fait, et les présente à l'autre qui se met à téter. La tempête fait rage en mon for et mon corps, je dis non ça suffit, je dis oui et encore. Les soldats s'interrompent et m'observent un instant, je comprends qu'il me faut décider, vite et maintenant. Dans leurs yeux et leurs gestes, pas de vile malice, ils sont francs et courtois même portés par le vice. Mais je ne puis me résoudre à refuser leurs avances pas plus que je ne sais si je souhaite leur présence.&lt;br /&gt;
Dans un haussement d'épaules, ils décident pour moi et je me laisse aller entre ces quatre bras. Entre mes cuisse se glisse une main audacieuse tandis qu'à mon oreille on susurre des paroles doucereuses. Alentour personne ne prend garde à nous, les plaisirs se partagent consciemment, sans tabous. Tous ces corps qui se mêlent, se chevauchent et s'échangent, avivent sans merci le désir que j'engrange.&lt;br /&gt;
Une queue vigoureuse dans ma main s'est glissée, je l'astique avec force, elle est dure à souhait. Une autre s'immisce entre mes fesses rebondies auxquelles l'étoffe de ma robe n'offre qu'un maigre sursis. Les bouches happent mes oreilles et mes lèvres, et gonflé de plaisir, tout mon corps se soulève.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Soudain, la température chute de plusieurs degrés et je reconnais vite ce souffle qui me guidait. Tout mon corps se contracte, en alerte, aux aguets, un courant d'air s'engouffre qui me fait basculer. Mes deux charmants soldats se sont écartés et des bras bien plus forts m'ont promptement enlevée. Ces bras-là ont la couleur de l'ébène et je crois chavirer alors qu'ils m'emmènent. Ma tête blottie dans un cou fort et épais, son parfum me suffit à savoir qui tu es.&lt;br /&gt;
Parvenus dans ta tente, tu t'arrêtes et attends, j'ose enfin lever vers toi mon visage si blanc. Nos regards se mélangent et s'étreignent longtemps, tu m'espères depuis toujours, je suis tienne à présent. &lt;br /&gt;
Nos bouches se rejoignent en un baiser passionné et mes chairs s'inondent de mon humidité. Tu m'étends sur le lit, avec tendresse, sans te hâter, me regardes et souris de me voir torturée. Un à un tu fais sauter les boutons de ma robe, sous mes caresses ton grand corps se dérobe. Je suis au supplice et tu savoures avec délice. Tes lèvres glissent sur mon corps avec gourmandise, s'attardent sur mon puits qui gonfle et agonise. Dans un souffle, je supplie mais tu n'en as pas fini. Dressé au dessus de moi, tu es nu à présent et me dévores des yeux. J'admire ton corps et ses courbes et ses creux, et ma bouche gourmande en appelle à ta queue. Tu la lui offres sans te faire prier et je la suce et l'avale avec avidité. Mais bientôt tu abdiques, au bord de la jouissance, tu te retires de ma bouche et me chevauches avec arrogance. Ton membre imposant me pourfend lestement et je jouis sur l'instant dans un râle puissant. Tu vas et tu viens, avec force et passion et j'attrape tes fesses, t'enfonçant plus profond. Dans un cri guttural, tu cesses de coulisser et je sens ta semence jaillir dans mes tréfonds.&lt;br /&gt;
Étendu près de moi, sur un coude appuyé, tu t'abreuves de moi, de mon corps alanguis. Le tien n'invite pas à se reposer et ton regard brûlant sait trop bien m'échauffer. Je te souffle à l'oreille quelques obscénités, ma main qui lutine te sait déjà prêt. Je te pousse et t'enfourche en dévorant tes lèvres, tu t'empares de mes seins et les malaxes avec fièvre. Aussitôt sur toi, je t'enfonce en moi vivement, tu gémis de surprise et de ravissement. Tes hanches s'agitent à l'unisson des miennes mais je ralentis la cadence, lentement je nous mène. Tu veux accélérer mais je ne le souhaite pas, je me soulève et souris devant ton désarroi. Je saurai me faire pardonner, te disent mes yeux brûlants, alors je me penche et t'avale goulûment. Tes mains dans mes cheveux imposent leur rythme et je me fais soumise, t'accueillant en mon isthme. Le désir est trop fort et je pivote sur toi, ta bouche friande s'empare de moi. &lt;br /&gt;
Ainsi tête-bêche, noir dans blanc, blanc dans noir, nous formons à nous deux un symbole d'espoir.&lt;br /&gt;
Je jouis à nouveau, doucement, longuement, et tu supplies ma bouche de cesser sur le champ. Clémente, je mordille ton gland, et je tourne la tête en te souriant. J'avance mon bassin jusqu'à ta queue raidie et l'enfonce lentement dans ce trou si petit. Je la sens gonfler et vibrer de plaisir, tu ne tiendras pas longtemps, dis-tu dans un soupir. &lt;br /&gt;
Mon petit cul qui coulisse avec douceur sur ta queue, est un spectacle par toi jugé merveilleux. Bientôt tes mains se crispent sur mes fesses et tu exploses en moi, m'emplissant d'allégresse.&lt;br /&gt;
A bout de bras, tu me soulèves avec aisance et m'étreins fortement, nous restons ainsi, enlacés tendrement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais dehors tout s'agite et tu tends l'oreille, ce brouhaha est porteur de mauvaises nouvelles. Ton visage douloureux, tel que je l'avais imaginé, me dit qu'il te faut à regrets me laisser. Nous nous embrassons longuement, tu peines à me quitter, mais on te réclame dehors et tu cours t'habiller. Je m'imprègne des détails de ton corps si bien fait et remarque avec douleur que ton dos connut le fouet.&lt;br /&gt;
Comme tu es beau en uniforme complet, mon Capitaine! Je m'enroule dans le drap et te rejoins pour me blottir contre toi. Un souvenir tout soudain me revient et j'observe ta redingote à l'endroit de ton cœur. Nulle trace de balle sur l'uniforme impeccable et mon cœur et mon corps s'emplissent de frayeur. Je saisis dans mes mains ton visage plein d'amour et mes yeux dans tes yeux te promettent : Pour toujours.&lt;br /&gt;
Un dernier baiser et déjà tu t'éloignes, tu souris doucement, mes pensées t'accompagnent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est alors l'attente, longue, insoutenable. Au loin, en bruit de fond, on entend les canons. Éreintée de fatigue et d'inquiétude, je m'endors par à coups dans un soir d'hébétude.&lt;br /&gt;
Au petit matin, j'entends le pas las des chevaux, je m'habille à la hâte et fais taire les tourments que j'endure. Je sais avec certitude qu'il ne sera pas là, mon officier si beau, mais je tente avec force de faire bonne figure.&lt;br /&gt;
Un soldat, rompu à la douleur du deuil et si jeune pourtant, m'annonce sans émotion que le Capitaine est resté sur le champ. Un détachement partira dans quelques heures et ramènera les dépouilles pour inhumation.&lt;br /&gt;
Raide comme un piquet, j'encaisse sans ciller mais en mon âme et mon cœur quelque chose s'est brisé. Je retourne à la tente pour faire un brin de toilette, des gestes mécaniques tandis que je courbe la tête.&lt;br /&gt;
Plus tard on m'informe de l'arrivée des corps et je suis le soldat en serrant les poings, très fort. Un charriot ouvert offre un spectacle macabre, tant d'hommes jeunes tombés sous les coups de fusil ou de sabre. Le soldat qui affiche une mine compatissante, m'accompagne plus loin, dans une grande tente. Là, on prépare les dépouilles pour leur dernier voyage et un prêtre circule qui me semble un mirage. Parvenus près de toi, de ton corps sans vie, j'avise sur ta tunique l'orifice noirci.&lt;br /&gt;
Le soldat m'explique en quelques mots rapides, que le capitaine a affirmé m'avoir épousée. M'extirpant de mes songes douloureux, je reçois ces mots que je trouve savoureux. Oui, dis-je, c'est la vérité. L'homme, rassuré, m'affirme que je pourrais disposer des effets personnels de mon capitaine puis il me tourne le dos et s'en va d'un pas qui se traîne. Un médecin s'approche et me dit qu'ils manquent de bras et qu'il serait bienvenu que je prépare celui-là. Celui-là, mon amant, mon amour, mon époux, oui, je m'en occupe, dis-je d'un ton doux.&lt;br /&gt;
Alors je retire un à un tes vêtements, et mes larmes, sur ce corps déjà froid et distant, s'écrasent mollement. Le soldat nonchalant revient et me fournit un nouvel uniforme, vierge de salissures et bien dans les normes. Il m'aide à t'habiller avant que tu ne raidisses de trop et sans y réfléchir, j'étouffe mes sanglots.&lt;br /&gt;
Après l'inhumation, sans trompettes ni tambours, je m'informe d'un endroit où laver tes atours. D'autres femmes sont là qui s'attèlent à la tâche et me prêtent main forte. Elles savent ma douleur et, sans mots, réconfortent.&lt;br /&gt;
De nouveau dans la tente, celle qui fut tienne puis nôtre, je m'affaire consciencieusement à tout mettre en ordre. On m'a remis, comme promis, tout ce qui fut à toi, y compris une pochette de cuir que j'ouvre avec émoi. Des papiers officiels parlent de toi et moi, un certificat de mariage nous unit devant Dieu et la loi.&lt;br /&gt;
Je le presse sur mon cœur puis le remets en bonne place, y ajoutant ton portrait et ta plaque d'identité. Dans la malle, sans surprise, je découvre le double fond et son secret, j'y fourre l'étui et replace la latte. J'emballe alors le fusil dans le drap qui se souvient de nous, et les objets un à un reprennent la place que je leur connais.&lt;br /&gt;
Je ferme la malle et découvre sa clef, je verrouille le tout et m'écarte pour observer. Un vent froid me souffle doucement ce qu'il me reste à accomplir, je retourne à la malle et en retire la clef. Je la glisse dans ma poche et une chape de fatigue vient soudain me saisir.&lt;br /&gt;
Le fauteuil est tout près qui m'invite à venir et baignée de mes larmes, je ne tarde pas à dormir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un nouveau jour se lève, qui m'inonde de soleil, m'arrache à mes tristes rêves et mon douloureux sommeil. &lt;br /&gt;
Je me sens alors plus perdue que jamais, lorsque je réalise n'être pas dans la tente mais dans le vieux grenier. Ainsi donc, tout ceci ne fut qu'un rêve...Il me semble pourtant sentir sur mon corps ton odeur, les effluves de ton musc et de ta sueur. Sans doute ton uniforme, avec lequel j'ai dormi. J'hésite à tout replacer dans le coffre qui gît mais je préfère en habiller le vieux fauteuil complice de ma nuit. Un dernier regard au grenier chaleureux, puis je quitte la demeure et ses airs mystérieux.&lt;br /&gt;
Parvenue dans la cour, j'avance rapidement, mais ma robe se fait lourde sur un de ses penchants. J'ai peine à respirer tant mon cœur est gonflé, dans ma poche ma main trouve une petite clef. &lt;/p&gt;
&lt;div class=&quot;footnotes&quot;&gt;
&lt;h4&gt;Notes&lt;/h4&gt;
&lt;p&gt;[&lt;a href=&quot;http://plume-d-ange.scryptus.com/post/2010/08/07/Le-souffle-du-capitaine#rev-pnote-213-1&quot; id=&quot;pnote-213-1&quot;&gt;1&lt;/a&gt;] US : United States&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[&lt;a href=&quot;http://plume-d-ange.scryptus.com/post/2010/08/07/Le-souffle-du-capitaine#rev-pnote-213-2&quot; id=&quot;pnote-213-2&quot;&gt;2&lt;/a&gt;]
Voir l'article sur la &lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Guerre_de_S%C3%A9cession&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;Guerre de Sécession&lt;/a&gt; sur Wikipédia.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[&lt;a href=&quot;http://plume-d-ange.scryptus.com/post/2010/08/07/Le-souffle-du-capitaine#rev-pnote-213-3&quot; id=&quot;pnote-213-3&quot;&gt;3&lt;/a&gt;] Breath : Le souffle en anglais.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[&lt;a href=&quot;http://plume-d-ange.scryptus.com/post/2010/08/07/Le-souffle-du-capitaine#rev-pnote-213-4&quot; id=&quot;pnote-213-4&quot;&gt;4&lt;/a&gt;] Freedom, unity and equality : La liberté, l'union et l'égalité.
&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[&lt;a href=&quot;http://plume-d-ange.scryptus.com/post/2010/08/07/Le-souffle-du-capitaine#rev-pnote-213-5&quot; id=&quot;pnote-213-5&quot;&gt;5&lt;/a&gt;]  10th Cavalry Regiment, US Army : 10e régiment de cavalerie de l'armée des États Unis. Voir l'article sur les &lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Buffalo_Soldier&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;Buffalo Soldiers.&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[*] Et pour terminer, un succès incontournable de Bob Marley: &lt;a href=&quot;http://www.dailymotion.com/video/xca8c_bob-marley-buffalo-soldier_music&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;Buffalo Soldiers&lt;/a&gt;, enregistré pour la première fois en 1978. Il raconte l'histoire de quatre régiments de l'armée américaine : le 9e et le 10e de cavalerie et le 24e et 25e d'Infanterie. &lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;a rel=&quot;license&quot; href=&quot;http://creativecommons.org/licenses/by-nc-nd/2.0/fr/&quot;&gt;&lt;img alt=&quot;Creative Commons License&quot; style=&quot;border-width: 0;&quot; src=&quot;http://i.creativecommons.org/l/by-nc-nd/2.0/fr/88x31.png&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;span xmlns:dc=&quot;http://purl.org/dc/elements/1.1/&quot; href=&quot;http://purl.org/dc/dcmitype/Text&quot; property=&quot;dc:title&quot; rel=&quot;dc:type&quot;&gt;Le souffle du Capitaine&lt;/span&gt; by &lt;a xmlns:cc=&quot;http://creativecommons.org/ns#&quot; href=&quot;http://plume-d-ange.scryptus.com/&quot; property=&quot;cc:attributionName&quot; rel=&quot;cc:attributionURL&quot;&gt;Louis Angélique&lt;/a&gt; est mis à disposition selon les termes de la &lt;a rel=&quot;license&quot; href=&quot;http://creativecommons.org/licenses/by-nc-nd/2.0/fr/&quot;&gt;licence Creative Commons Paternité-Pas d'Utilisation Commerciale-Pas de Modification 2.0 France&lt;/a&gt;.&lt;br /&gt;Les autorisations au-delà du champ de cette licence peuvent être obtenues à &lt;a xmlns:cc=&quot;http://creativecommons.org/ns#&quot; href=&quot;http://plume-d-ange.scryptus.com/&quot; rel=&quot;cc:morePermissions&quot;&gt;http://plume-d-ange.scryptus.com/&lt;/a&gt;.
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    <title>Et si la plume osait</title>
    <link>http://plume-d-ange.scryptus.com/post/2010/05/17/Et-si-la-plume-osait</link>
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    <pubDate>Mon, 17 May 2010 12:38:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Ange</dc:creator>
        <category>Accueil</category>
            
    <description>

      
      	   &lt;p&gt;Alors que l'hiver, sans se presser, lâche enfin prise, la plume découvre un paradis avec surprise. Parfums de Bohème et de nature accomplie comblent cette plume sauvageonne qui bien loin des tracas et soucis, y rêve et s'abandonne .&lt;br /&gt;
Par d'autres chemins elle croise une belle âme, une qui écrit, qui sourit et qui charme. Et tandis que la vallée s'éveille, verdissant, fleurissant, la plume s'émerveille : ce peut donc être encore tentant...&lt;br /&gt;
Elle se sait improductive mais se préfère intuitive, et par mots à peine voilés qui ne laisseront pas dupes qui sait, elle use de sa prose parce que, oui, il faut oser. Oser se faire aimer et aimer en retour, comme on aime la vie, ses chemins, ses détours. Oser donner de soi, sincèrement, pleinement, ne serait-ce que pour un jour puisque rien n'est plus incertain qu'à jamais et toujours.&lt;/p&gt;
&lt;img src=&quot;http://plume-d-ange.scryptus.com/public/Plumes/.plume_printemps_m.jpg&quot; alt=&quot;Plume de printemps&quot; style=&quot;margin: 0 auto; display: block;&quot; title=&quot;Plume de printemps, mai 2010&quot; /&gt;
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    <title>Rendez-vous au présent</title>
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    <pubDate>Thu, 06 May 2010 12:14:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Ange</dc:creator>
        <category>A la volée</category>
        <category>Nouvelle</category><category>présent</category><category>rendez-vous</category><category>soleil</category><category>érotisme</category>    
    <description>

      
      	   &lt;p&gt;Une larme de sueur descend de ma tempe, elle contourne ma joue avant d'entreprendre mon cou. Les sens en éveil, l'abstinence de ces derniers mois, la brûlure du soleil  et cette incertitude de toi. La larme roule doucement, et tandis qu'elle descend, je poursuis mon ascension, vivement.&lt;br /&gt;
Le sentier raide longe la falaise mais au détour d'un virage ombragé, je peux  m'abreuver de fraîcheur et, pour un instant, me poser. Mais la hâte qui est mienne a tôt fait de me presser et les colonies de fourmis invasives n'invitent pas à rester. Je poursuis mon chemin sous le plomb sans pitié, le fil de mes pensées se consume en rêveries plus brûlantes que lui. D'une main, parfois, je frôle mon sein dont le bout insolent se contracte et durcit. L'abandonnant aussitôt pour mieux y revenir, je me questionne et raisonne mais c'est sans avenir. &lt;br /&gt;
Le ruisseau qui cascade, en dessous, de son chant entêtant n'est déjà plus qu'un murmure qui se dissipe doucement. Bientôt, j'aperçois au loin l'escarpement et l'alcôve qu'il abrite. Alentour tout est endormi, au repos sous le soleil à son zénith. Mon souffle est court mais mon pas rapide, il me tarde ce moment, il me tarde de savoir et, fol espoir, de te voir. Rendez-vous incertain autant que clandestin, en ce jour où l'on fête la prudence moi je renonce à la méfiance.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le défilé rocheux m'offre son ombrage, après lui c'est l'escalade du pic qui mène au but de ce voyage. Quelque peu meurtrie par la roche poreuse, J'émerge enfin de cette ascension douloureuse. Le spectacle promit est bien tel que tu me l'avais décrit, mes jambes chancellent et l'émerveillement m'envahit. La voici enfin cette alcôve, avec son passé, son histoire et son balcon de grès aussi froid au regard que brûlant au toucher. Je devine aisément que ce lieu est un havre de vie, qu'elle grouille ou repose dans l'attente d'une heure plus clémente, elle est là partout, bien présente. Chaque buisson, chaque rocher, est ici habité. &lt;br /&gt;
Mais de toi, pas de trace. &lt;br /&gt;
En nage et lasse, j'avance sur le balcon, le soleil m'éclabousse, je lui offre mon front. L'astre flamboyant insiste de sa chaleur et je m'enivre de ma propre odeur. Le désir gronde en mon ventre pour répondre à l'appel de ce Phœnix orgueilleux et c'est nue que je m'étends, seule où nous aurions dû être deux. Ton absence ne me surprend pas, elle est de ces promesses que l'on ne tient pas. &lt;br /&gt;
Une brise légère se lève qui accompagne la caresse du soleil, je me sens voluptueuse comme du miel. Les yeux fermés pour mieux voir ce feu éternel, je m'offre, impudente, à cette main faite de souffle et de chaleur. La brise se fait moins légère, elle s'engouffre entre mes cuisses, s'attarde sur mes seins, et je cambre les reins. Un frôlement sur ma hanche et je frémis d'impatience. Le désir trop longtemps contenu doit me faire perdre la raison, je jurerais ton odeur dans cette marée de passions. Le temps doit virer à l'orage, les mains du vent se font lourdes et pressantes tandis qu'un nuage sans doute me prive des langues de soleil. Mais ce poids sur mon corps n'a plus rien d'aérien, le souffle à mon oreille semble tout à fait humain. J'ouvre les yeux n'y croyant pas encore tout à fait et je reçois ton regard à la fois fiévreux et amusé. Ton membre impatient pénètre mes chairs lentement et ta voix me susurre doucement &quot;Je ne pouvais pas ne pas être là, je ne pouvais pas ne pas être en toi...&quot;. Le soleil et le vent se disputent nos corps d'amants, alors ni questions, ni raisons, demain sera ce qu'il doit être, ce temps n'est pas le sien, c'est le temps du présent.&lt;/p&gt;
&lt;a rel=&quot;license&quot; href=&quot;http://creativecommons.org/licenses/by-nc-nd/2.0/fr/&quot;&gt;&lt;img alt=&quot;Creative Commons License&quot; style=&quot;border-width: 0;&quot; src=&quot;http://i.creativecommons.org/l/by-nc-nd/2.0/fr/88x31.png&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;span xmlns:dc=&quot;http://purl.org/dc/elements/1.1/&quot; href=&quot;http://purl.org/dc/dcmitype/Text&quot; property=&quot;dc:title&quot; rel=&quot;dc:type&quot;&gt;Rendez-vous au présent&lt;/span&gt; by &lt;a xmlns:cc=&quot;http://creativecommons.org/ns#&quot; href=&quot;http://plume-d-ange.scryptus.com/&quot; property=&quot;cc:attributionName&quot; rel=&quot;cc:attributionURL&quot;&gt;Louis Angélique&lt;/a&gt; est mis à disposition selon les termes de la &lt;a rel=&quot;license&quot; href=&quot;http://creativecommons.org/licenses/by-nc-nd/2.0/fr/&quot;&gt;licence Creative Commons Paternité-Pas d'Utilisation Commerciale-Pas de Modification 2.0 France&lt;/a&gt;.&lt;br /&gt;Les autorisations au-delà du champ de cette licence peuvent être obtenues à &lt;a xmlns:cc=&quot;http://creativecommons.org/ns#&quot; href=&quot;http://plume-d-ange.scryptus.com/&quot; rel=&quot;cc:morePermissions&quot;&gt;http://plume-d-ange.scryptus.com/&lt;/a&gt;.
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    <title>Démons-party</title>
    <link>http://plume-d-ange.scryptus.com/post/2010/03/07/Demons-party</link>
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    <pubDate>Sun, 07 Mar 2010 21:41:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Ange</dc:creator>
        <category>Petit guide de (sur)vie démoniaque</category>
            
    <description>

      
      	   &lt;p&gt;Il est de ces moments où tout semble tourner de travers, où le moral s'insinue dans les trous de nos chaussettes, où la vie nous refuse autre chose qu'un goût amer et où l'on se sent aussi piétinée qu'une carpette. Dans un moment si détestable, je suis toujours étonnamment surprise de constater à quel point une simple phrase lancée en toute innocence peut nous faire lâcher prise et nous gratifier d'un de ces petits bonheurs intenses.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce soir, ce devait être une crêpes-party (Hier soir également mais nous manquions déjà de farine), sauf que voilà, j'avais encore oublié d'acheter la farine. Qu'à cela ne tienne, je décide d'une omelettes-party! (Hier soir, je me suis lancée dans l'improvisation d'une invention culinaire pour laquelle (soit dit en passant) j'ai obtenu la note record de 10/10 haha!)&lt;br /&gt;
Chacun doit donc décider de la garniture voulue pour son omelette. Le choix est difficile, il y a là des lardons, de l'oignon, des patates frites, des champignons, quelques lamelles de poivrons, du roquefort, du camembert, de l'emmental.&lt;br /&gt;
Morgan déclare illico qu'un cocktail de tout ça mélangé sera parfait pour lui et son appétit, surtout si j'ajoute quelques épices (cumin et curry) (je n'ai pas goûté le résultat obtenu, végétarisme oblige, mais lui a trouvé cela fort délicieux après avoir décrété qu'il manquait quelques herbes de Provence).&lt;br /&gt;
Meghan, après moult tergiversations, réflexions, suppositions et autres consultations, fait dans la sobriété et opte pour du patates frites/roquefort. Là j'ai goûté, et malgré mon absence totale d'appétit, je dois bien dire que c'est une recette à réitérer.&lt;br /&gt;
Romane se remet péniblement de la déception causée par ce nouveau manquage de crêpes-party et, entre deux moues boudeuses et quelques peu accusatrices, se décide finalement pour la combinaison lardons/champignons/poivrons. Là encore je ne goûterai pas mais Morgan et Meghan se sont volontiers partagé la moitié non consommée.&lt;br /&gt;
Je demande alors à Réjane ce qu'elle souhaite comme garniture pour son omelette. &quot;Des saucisses!&quot; répond avec entrain ma saucissovore. &quot;Il n'y a pas de saucisses Choupinette, désolée...&quot;. Elle réfléchit un instant puis lance: &quot;Alors une omelette aux oeufs, ça doit être crop crop bon ça!&quot;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et voilà, l'immanquable éclat de rire de mes démons illumine soudain l'obscurité de mes pensées et chasse la barre d'angoisse qui ornait jusqu'alors mon front. Morgan offre un visage reconnaissant au sourire franc et attendri qu'il aime à voir sur le mien, le temps s'arrête, les tensions nous libèrent de leur poids et la soirée se termine dans cette ambiance retrouvée d'amour et de fraternité.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Demain est un autre jour...&lt;/p&gt;
          </description>
    
    
    
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  <item>
    <title>Allez viens...Je t'emmène.</title>
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    <pubDate>Sun, 21 Feb 2010 15:57:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Ange</dc:creator>
        <category>A la volée</category>
        <category>Nouvelle</category><category>songe</category><category>voilier</category>    
    <description>

      
      	   &lt;p&gt;Enveloppée de mon plaid douillet, je feins l&amp;#8217;ignorance de cet hiver qui n&amp;#8217;en fini plus, de ces gros flocons mous qui s&amp;#8217;écrasent avec nonchalance sur le carreau givré où, parfois, je colle mon nez. Et je rêve. Recroquevillée contre cette fenêtre de bois ciré qui ne m&amp;#8217;offre que fraîcheur et giboulées, derrière le rideau blanc je rêve d&amp;#8217;un ailleurs fait de sable et de palmiers. La chaleur tropicale s&amp;#8217;étale dans les lignes de mon roman et je rêve de toi mon tendre amant. Tes cheveux dans l&amp;#8217;air chaud d&amp;#8217;une brise océanne et tes pieds s&amp;#8217;enfonçant dans le sable brûlant. Tu appelles et tu cherches, mais qui? Qui peut ainsi avoir ta faveur? Le chapitre prochain me l&amp;#8217;apprendra peut-être.&lt;br /&gt;
Mais alors que je tourne la page, un souffle chaud vient caresser mon visage. Des embruns salés picotent mon nez et une voix, ta voix, chuchote à mon oreille &amp;#8220;Allez viens&amp;#8230;je t&amp;#8217;emmène&amp;#8230;&amp;#8221;.
Un tourbillon se lève alors, qui menace de tout emporter, mais non, il n&amp;#8217;emporte que moi, dans tes bras encore chauds où j&amp;#8217;effleure quelques grains de sable.
Je crois rêver, je rêve, je ne sais plus, peu importe. Je n&amp;#8217;ose ouvrir les yeux de peur d&amp;#8217;en chasser la magie offerte par ce moment et pourtant&amp;#8230;pourtant ce musc viril et troublant, c&amp;#8217;est bien le tien mon amant. Ouvrir les yeux, un regard, rien qu&amp;#8217;un&amp;#8230;t&amp;#8217;en baigner avec amour, comme j&amp;#8217;en rêve depuis toujours&amp;#8230;&amp;#8221;Pas encore, attends ma douce, attends&amp;#8230;&amp;#8221;. J&amp;#8217;obtempère et j&amp;#8217;espère. &lt;br /&gt;
Bientôt, le cri des oiseaux de mer emplit l&amp;#8217;espace, toujours blottie contre toi je comprends que nous descendons doucement. L&amp;#8217;air se fait plus chaud et humide, en parfaite harmonie avec mon corps endormi si longtemps. Doucement, tu me déposes sur le sable, il est si chaud, si chaud et crisse sous mon dos. M&amp;#8217;interdisant encore de desserrer les paupières, tu évinces un à un les obstacles de tissus qui séparent ta peau de la mienne. Je sais ton regard sans le voir, je sais ton désir enflammé par le mien. Lentement, tes mains parcourent mes courbes et mes creux, et mes hanches se soulèvent à la rencontre de ton membre vigoureux. Dans un râle rauque et profond, tu pénètres ma chair sans façons. Mes mains sur tes fesses t&amp;#8217;imposent leur rythme et les oiseaux poursuivent leur hymne. Mes yeux grand ouverts sont baignés de lumière, ils pourraient s&amp;#8217;attarder sur le sable blond, les palmiers, mais ils se réservent pour toi, mon amant de lumière.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un voilier nous attend et nous embarquons. Voiles blanches et bois ciré mais personne à la barre ou sur le ponton. Qu&amp;#8217;importe, le voilier s&amp;#8217;éloigne et fend courants et remous. Nous sommes seuls au monde et le monde est à nous. &lt;br /&gt;
Nous nous aimons encore et encore, ivres d&amp;#8217;espace, ivres d&amp;#8217;embruns, ivres de nous. Éreintés, rassasiés pour un temps, nous nous coulons au soleil qui nous berce doucement. Je découvre avec surprise mon vieux roman posé là. Une brise l&amp;#8217;ouvre et s&amp;#8217;arrête à toi qui cherches&amp;#8230;qui déjà? Te voilà capitaine d&amp;#8217;un voilier sans équipage et l&amp;#8217;air vif et marin fouette ton visage. Tu accostes dans un port où tout est blanc et froid, adieu les grains de sable, bonjour les gros flocons. &lt;br /&gt;
Mais une main baladeuse et lutine s&amp;#8217;empare de mon sein et titille. Bientôt une bouche chaude et humide la rejoint, je laisse le port et ses flocons, la vague qui m&amp;#8217;emporte est faite de passion. Tu me dévores sans retenue, t&amp;#8217;attardes un peu plus bas, oui là, juste là&amp;#8230;Gourmande, je te rends la pareille tandis que l&amp;#8217;océan alentour s&amp;#8217;émerveille. Le temps qui passe n&amp;#8217;a ici pas sa place, il se tient en retrait et patiente, figé. Notre étreinte l&amp;#8217;allonge, l&amp;#8217;étire comme pour mieux s&amp;#8217;en nourrir, elle est belle et parfaite, ce ne peut être qu&amp;#8217;un songe.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Plus tard, je reprends ma lecture. Capitaine enneigé, tu poursuis ta quête, tu questionnes, interroges, n&amp;#8217;as plus qu&amp;#8217;elle en tête. Parvenu au seuil d&amp;#8217;un chalet, tu tends la main pour frapper. Puis te ravisant, tu entres sans t&amp;#8217;annoncer. Dans la pénombre du soir d&amp;#8217;hiver tu frissonnes, et s&amp;#8217;il n&amp;#8217;y avait personne? Mais elle est là, assoupie, contre la fenêtre de bois ciré. Le rideau blanc encadre ses cheveux et un sourire rêveur est accroché à ses lèvres. Dehors, la neige cogne à gros flocons mous contre le carreau givré et dans son sommeil elle resserre l&amp;#8217;étreinte de son plaid autour d&amp;#8217;elle.&lt;br /&gt;
Tu t&amp;#8217;approches sans un bruit et l&amp;#8217;observe, la respire. Puis, la bouche à son oreille, tu chuchotes: &amp;#8220;Allez viens&amp;#8230;Je t&amp;#8217;emmène&amp;#8230;&amp;#8221;. &lt;/p&gt;
&lt;a rel=&quot;license&quot; href=&quot;http://creativecommons.org/licenses/by-nc-nd/2.0/fr/&quot;&gt;&lt;img alt=&quot;Creative Commons License&quot; style=&quot;border-width: 0;&quot; src=&quot;http://i.creativecommons.org/l/by-nc-nd/2.0/fr/88x31.png&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;span xmlns:dc=&quot;http://purl.org/dc/elements/1.1/&quot; href=&quot;http://purl.org/dc/dcmitype/Text&quot; property=&quot;dc:title&quot; rel=&quot;dc:type&quot;&gt;Allez viens&amp;#8230;Je t&amp;#8217;emmène.&lt;/span&gt; by &lt;a xmlns:cc=&quot;http://creativecommons.org/ns#&quot; href=&quot;http://plume-d-ange.scryptus.com/.&quot; property=&quot;cc:attributionName&quot; rel=&quot;cc:attributionURL&quot;&gt;Angélique Louis&lt;/a&gt; est mis à disposition selon les termes de la &lt;a rel=&quot;license&quot; href=&quot;http://creativecommons.org/licenses/by-nc-nd/2.0/fr/&quot;&gt;licence Creative Commons Paternité-Pas d&amp;#8217;Utilisation Commerciale-Pas de Modification 2.0 France&lt;/a&gt;.&lt;br /&gt;Les autorisations au-delà du champ de cette licence peuvent être obtenues à &lt;a xmlns:cc=&quot;http://creativecommons.org/ns#&quot; href=&quot;http://plume-d-ange.scryptus.com/&quot; rel=&quot;cc:morePermissions&quot;&gt;http://plume-d-ange.scryptus.com/&lt;/a&gt;.
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    <title>15/11/09</title>
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    <pubDate>Sun, 15 Nov 2009 10:49:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Ange</dc:creator>
        <category>Citations d'humeur</category>
            
    <description>

      
      	   &lt;blocknote&gt;&quot;Faites que votre tableau soit toujours une ouverture sur le monde.&quot;&lt;br /&gt;
Léonard De Vinci.&lt;/blocknote&gt;
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    <title>Coup' coup'</title>
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    <pubDate>Sun, 15 Nov 2009 10:46:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Ange</dc:creator>
        <category>Pour de rire...ou pas!</category>
            
    <description>

      
      	   &lt;p&gt;Une petite vieille marche sur le trottoir, tirant deux sacs poubelle.&lt;br /&gt;
Tout à coup, un des sacs se déchire et laisse sortir des billets de 5euros.&lt;br /&gt;
Remarquant cela, un policier l'arrête et lui dit :&lt;br /&gt;
- Madame, il y a des billets de 5 euros qui sortent de votre sac.&lt;br /&gt;
- Ho , vraiment ? Je dois retourner et voir si je peux retrouver les autres que j'ai perdus. Merci de me l'avoir dit ! Dit la petite vieille dame.&lt;br /&gt;
- Un instant , Madame pas si vite, dit le policier . D'où vient cet argent?...vous ne l'avez pas volé ?&lt;br /&gt;
- Ho, non! Répond la petite vieille. Ma cour arrière est près d'un stade de football et durant les parties, quelques fans viennent faire pipi à travers la clôture de mon jardin de fleurs.  Alors ce que je fais , je me tiens près de la clôture avec une paire de sécateur et à chaque fois qu'un gars sort son  attirail pour faire pipi, je lui dis « 5 euros ou je coupe ».&quot;&lt;br /&gt;
Le policier ajoute en riant :&lt;br /&gt;
- C'est bien normal ! Et il lui souhaite bonne chance.&lt;br /&gt;
Et puis il demande :&lt;br /&gt;
- Mais qu'est-ce qu'il y a dans l'autre sac ?&lt;br /&gt;
- Vous savez, dit la petite vieille , tout le monde ne paie pas...! ! !&lt;/p&gt;
          </description>
    
    
    
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    <title>09/11/09</title>
    <link>http://plume-d-ange.scryptus.com/post/2009/11/09/09-11-09</link>
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    <pubDate>Mon, 09 Nov 2009 13:04:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Ange</dc:creator>
        <category>Citations d'humeur</category>
            
    <description>

      
      	   &lt;blockquote&gt;&lt;p&gt;&quot;Arrêter de fumer brusquement peut provoquer des troubles de la perception. Aux États-Unis, ils ont voté Bush.&quot;&lt;br /&gt;
Kad et Olivier.&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
          </description>
    
    
    
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    <title>Non di dju!</title>
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    <pubDate>Mon, 09 Nov 2009 12:29:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Ange</dc:creator>
        <category>Pour de rire...ou pas!</category>
            
    <description>

      
      	   &lt;p&gt;C'est l'histoire d'une petite vieille qui, à la campagne, est sur son lit gravement malade. Le médecin de la ville vient la voir et l'ausculte. Le Papy attend dans le séjour. Le médecin sort après de très longues minutes et lui dit :&lt;br /&gt;
- Votre femme est dans un état comateux !&lt;br /&gt;
Le Papy qui n'a pas bien compris, rentre dans la chambre de sa promise.&lt;br /&gt;
La mamy lui demande:&lt;br /&gt;
- qu'eksé ty kila dit l'docteu' à mon sujet ?&lt;br /&gt;
- Oh ché pas trop... il a dit k't'es dans un état comm' ma queue..., répond le Papy.&lt;br /&gt;
La mamy :&lt;br /&gt;
- Non di dju, non di dju ?!?..., bin j'suis pas prêt' d'me l'vé alors !!!...&lt;/p&gt;
          </description>
    
    
    
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    <title>La course au mouton sauvage, Haruki Murakami</title>
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    <pubDate>Sun, 08 Nov 2009 09:06:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Ange</dc:creator>
        <category>Les livres m'ont dit...</category>
            
    <description>

      
      	   &lt;p&gt;La course au mouton sauvage m'a encore une fois parlé de voyage. Un voyage aux multiples facettes où la découverte de la culture nippone m'a entraînée dans une montagne sauvage et déserte. Un voyage qui, bien sûr, n'est qu'un prétexte pour mieux se découvrir soi-même, s'explorer, s'envisager sans aménité et avec honnêteté.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le narrateur, enchaîné malgré lui à une quête impossible, doit retrouver un mystérieux mouton sauvage portant étoile sur le dos. Ce mouton-là est unique, il habite les hommes, un par un. Il s'en nourri jusqu'à la moelle, les asservi de l'intérieur, puis les rejette, épuisés, mourants et aliénés. Son but? Dominer le monde.&lt;br /&gt;
Un roman, l'un des tous premiers de Murakami, a la plume légère mais trempée dans une encre changeante et emmêlée. La trame flirte avec le délicieusement absurde, les paysages ont leur propre existence qu'ils mènent avec lenteur et indifférence, les personnages sont surréalistes à souhait et l'humour, piquant, vif et bien dosé me fait dire &quot;Encore&quot;.&lt;br /&gt;
La course au mouton sauvage se déguste comme un de ces chocolats fondants qui recèlent en leur cœur une noisette croustillante. Les cent premières pages m'ont laissée perplexe. Traînant en longueur et manquant de profondeur, elles auraient pu me décevoir. Mais bientôt on sent poindre la noisette, on la sait savoureuse alors même qu'elle est encore bien enrobée. On se demande alors à quel moment on est passé de l'autre côté du miroir, la vérité étant qu'on n'a cessé de le traverser d'un côté, puis de l'autre, indéfiniment.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une nouvelle fois, Murakami m'a emportée dans un univers où le surnaturel cohabite en harmonie avec la réalité, je l'ai trouvé là où je ne m'y attendais pas et il n'était pas là où je pensais. Il en est ainsi de la fin également, elle arrive comme par surprise, déstabilisante, inattendue. Comme si la noisette avait été croquée trop vite et que l'on reste avec cette envie de douceur croustillante alors que le paquet est vide.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La course au mouton sauvage m'a dit que la solitude, souhaitée ou forcée, peut être un remède à soi-même, à l'enlisement volontaire dans lequel on se fourvoie jour après jour. Mais il m'a dit aussi combien il est bon le retour parmi les hommes et combien alors, tout est encore permis, si tant est qu'on le désire.&lt;/p&gt;
&lt;img src=&quot;http://plume-d-ange.scryptus.com/public/cinecturlink/.La_course_au_mouton_sauvage_m.jpg&quot; alt=&quot;La course au mouton sauvage&quot; title=&quot;La course au mouton sauvage, oct. 2009&quot; /&gt;
          </description>
    
    
    
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    <title>08/11/09</title>
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    <pubDate>Sun, 08 Nov 2009 02:23:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Ange</dc:creator>
        <category>Citations d'humeur</category>
            
    <description>

      
      	   &lt;blockquote&gt;&lt;p&gt;&quot;Si vous arrivez à arrêter de fumer, boire et faire l'amour, vous ne vivrez pas plus vieux ; ça vous semblera juste plus long.&quot;&lt;br /&gt;
Clément Freud.&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;Tant pis, j'arrête aussi de fumer...&lt;/p&gt;
          </description>
    
    
    
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    <title>Détournement de plume</title>
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    <pubDate>Sun, 08 Nov 2009 02:09:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Ange</dc:creator>
        <category>Accueil</category>
            
    <description>

      
      	   &lt;p&gt;La plume prend un nouveau virage, elle est fort occupée et le temps lui manque pour s'égarer sur ces pages...Et puis tellement de choses occupent ses pensées, ne laissant que peu de place à l'inspiration. Son encre n'est pas asséchée mais la plume s'adonne à d'autres créations. Ses envies d'évasion du moment ne sont pas de celles qui se couchent entre des lignes tandis que de ses premiers timides et blancs flocons, l'hiver, déjà, lui fait signe.&lt;br /&gt;
Il est encore bien loin le bout du chemin, et ce qu'elle y trouvera reste incertain.&lt;br /&gt;
Se poser par ici reste pour elle nécessaire et précieux, mais plutôt que donner du pressé, elle préfère donner du peu.&lt;/p&gt;
&lt;img src=&quot;http://plume-d-ange.scryptus.com/public/Plumes/.41168247_m.jpg&quot; alt=&quot;Plume et goutte&quot; title=&quot;Plume et goutte, nov. 2009&quot; /&gt;
          </description>
    
    
    
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    <title>24/10/09</title>
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    <pubDate>Sat, 24 Oct 2009 09:51:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Ange</dc:creator>
        <category>Citations d'humeur</category>
            
    <description>

      
      	   &lt;blockquote&gt;&lt;p&gt;&quot;Au fond, c'est ça la solitude: s'envelopper dans le cocon de son âme, se faire chrysalide et attendre la métamorphose, car elle arrive toujours.&quot;&lt;br /&gt;
August Strindberg.&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
          </description>
    
    
    
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    <title>23/10/09</title>
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    <pubDate>Fri, 23 Oct 2009 09:50:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Ange</dc:creator>
        <category>Citations d'humeur</category>
            
    <description>

      
      	   &lt;blockquote&gt;&lt;p&gt;&quot;On n'est jamais content là où on est.&quot;&lt;br /&gt;
Antoine de Saint-Exupéry, &lt;em&gt;Le Petit Prince.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
          </description>
    
    
    
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    <title>22/10/09</title>
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    <pubDate>Thu, 22 Oct 2009 10:55:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Ange</dc:creator>
        <category>Citations d'humeur</category>
            
    <description>

      
      	   &lt;blockquote&gt;&lt;p&gt;&quot;Mais sans amour, c'est comme si le monde n'existait pas, non? dit-elle. Sans amour, le monde n'est qu'un souffle de vent qui passe devant tes fenêtres. Ne pas pouvoir toucher la main de quelqu'un, c'est comme être privé d'odorat.&quot;&lt;br /&gt;
Haruki Murakami, extrait de La Fin des temps.&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
          </description>
    
    
    
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    <title>Ritournelle de nuit</title>
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    <pubDate>Thu, 22 Oct 2009 10:13:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Ange</dc:creator>
        <category>A la volée</category>
        <category>Nouvelle</category><category>nuit</category><category>ritournelle</category>    
    <description>

      
      	   &lt;p&gt;Il est tard dans mon lit, il est tard dans ma vie et le sommeil me refuse ses bras. J'ai froid, j'ai faim de toi, j'ai froid et le sommeil ne vient pas. Amant boudeur, je crois sombrer en lui tant de fois mais il veille et me rejette loin de lui chaque fois. Ingrat. Le sol froid sous mes pieds fait écho à celui qui m'habite sans pour autant que la chaleur de mon coeur ne me quitte. J'ai froid, j'ai froid de toi.&lt;br /&gt;
La nuit est bien avancée déjà, je m'habille très vite et me glisse dans ses pas, elle m'ouvre les bras.&lt;br /&gt;
Sa fraîcheur me happe, sa douceur m'enveloppe, ses rues résonnent du bruit de mes pas et mon ombre s'allonge sous ses réverbères. Nuit, te voilà mère pour moi...Je m'enfonce dans la ville, la nuit me perd et me rattrape à un coin de rue. Je rencontre en chemin un chat affamé, deux poubelles renversées et une vieille imbibée. Un petit groupe suspect me héle mais la nuit me surveille, je ne puis m'attarder. Je flotte dans le manteau douillet de son obscurité et je songe avec douceur qu'avant moi déjà c'est toi qu'elle tenait.&lt;br /&gt;
Passé le petit porche antique, la nuit s'épaissit, son étreinte se resserre, je crois pouvoir la toucher. Le vieux parc étrangement silencieux m'accueille d'un souffle circonspect. Son haleine est douce et fraîche, elle exhale les parfums de ses chênes assoupis. Doucement, pas un bruit, la vie s'est endormie murmure le souffle à mon oreille. Mais j'ai froid, j'ai si froid, juste là, au creux de moi...Ton coeur brûle, ton âme est vive, cesse de te plaindre et accueille ce froid comme tribut incontournable d'un passé mémorable.&lt;br /&gt;
Une mélodie douce et lointaine m'attire au bout du chemin, la nuit m'accompagne, me tenant par la main. Un kiosque illuminé a surgit des ténèbres, sa musique, sa lumière et le brasero qui flambe en son coeur me pressent de le rejoindre. Poussée par la nuit, je monte les marches circulaires, et c'est là qu'elle me laisse, préférant rester en arrière. Près du brasero, un accordéon se compacte et s'étire, faisant naître en ses plis une douce ritournelle. Mes yeux éblouis regrettent les ténèbres. Puis, apprivoisés, domptés par la lumière, ils s'ouvrent enfin à elle. Je découvre alors que c'est toi l'accordéoniste, et l'idée me vient que je devrais en être surprise. Mais non, tu es là, tu me tends les bras et l'accordéon, mû par sa volonté propre, poursuit la ritournelle entamée par toi. Le brasero nous inonde de chaleur et l'odeur de ton cou m'inonde de joie. Tu m'étreins, me caresses, me parles de nous, tu rassasies ma faim et évinces mon froid.&lt;br /&gt;
Blottie dans tes bras comme l'enfant pour sa mère, la tête me tourne et je ronronne sans manière. Tes mots sont caresses aussi bien que tes mains et tes lèvres, et les trois me parcourent des cheveux aux orteils, s'attardant dans mon cou, sur mes seins et ma fente humide tout à la fois. La chaleur qui me prend ne doit plus rien au brasero et tu me susurres attends, doucement, attends, il est encore trop tôt...&lt;br /&gt;
Alors ta torche brûlante rejoint la brûlure de mon ventre et ton souffle à mon oreille me dit combien il est bon de s'installer en moi. L'accordéon chante toujours, son sourire complice fait une ronde autour de nous et la lueur du brasero semble pâlir face à celle qui explose de nous.&lt;br /&gt;
Ta voix me courtise, me rassure et m'espère, je suis là, chaque nuit, rejoins-moi, rejoins-nous, aime-moi, aime-nous. Mais déjà le parc reprend vie, la nuit se retire et il me faut la suivre. Tes mains s'évaporent et l'accordéon s'essouffle. Je quitte le kiosque et la nuit me reprend, elle se hâte, le petit matin attend, impatient. Une dernière fois je me retourne, tes yeux cherchent les miens puis s'évanouissent dans le ciel qui bleuit.&lt;br /&gt;
La nuit galope à reculons entre les gens bien mis et pressés que nous croisons, et je cours et je vole encore ivre de toi, de ta semence et de tes bras. Je retrouve mon lit tout empli de ce froid, le sommeil, cet ingrat repentant, m'y attend. Vêtue de ton odeur et de ta chaleur je me glisse en lui qui me prend et, jaloux, éteint le feu laissé là par toi. Je sais que déjà le froid reprend sa place mais je sais que la nuit, bientôt, reviendra me porter jusqu'à toi.&lt;br /&gt;
Dans le secret d'un grand parc endormi, un kiosque éphémère abrite nos amours nuit après nuit. La ritournelle d'un accordéon souriant rythme nos deux corps amants et un brasero réconforte nos deux coeurs aimants.&lt;/p&gt;
&lt;a rel=&quot;license&quot; href=&quot;http://creativecommons.org/licenses/by-nc-nd/2.0/fr/&quot;&gt;&lt;img alt=&quot;Creative Commons License&quot; style=&quot;border-width: 0;&quot; src=&quot;http://i.creativecommons.org/l/by-nc-nd/2.0/fr/88x31.png&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;span xmlns:dc=&quot;http://purl.org/dc/elements/1.1/&quot; href=&quot;http://purl.org/dc/dcmitype/Text&quot; property=&quot;dc:title&quot; rel=&quot;dc:type&quot;&gt;Ritournelle de nuit&lt;/span&gt; by &lt;a xmlns:cc=&quot;http://creativecommons.org/ns#&quot; href=&quot;http://plume-d-ange.scryptus.com/&quot; property=&quot;cc:attributionName&quot; rel=&quot;cc:attributionURL&quot;&gt;Angélique Louis&lt;/a&gt; est mis à disposition selon les termes de la &lt;a rel=&quot;license&quot; href=&quot;http://creativecommons.org/licenses/by-nc-nd/2.0/fr/&quot;&gt;licence Creative Commons Paternité-Pas d'Utilisation Commerciale-Pas de Modification 2.0 France&lt;/a&gt;.&lt;br /&gt;Les autorisations au-delà du champ de cette licence peuvent être obtenues à &lt;a xmlns:cc=&quot;http://creativecommons.org/ns#&quot; href=&quot;http://plume-d-ange.scryptus.com/&quot; rel=&quot;cc:morePermissions&quot;&gt;http://plume-d-ange.scryptus.com/&lt;/a&gt;.
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    <title>19/10/09</title>
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    <pubDate>Mon, 19 Oct 2009 10:42:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Ange</dc:creator>
        <category>Citations d'humeur</category>
            
    <description>

      
      	   &lt;blockquote&gt;&lt;p&gt;&quot;c'est par l'esprit qu'on s'amuse, c'est par le coeur qu'on ne s'ennuie pas.&quot;&lt;br /&gt;
Rivarol&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
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    <title>17/10/09</title>
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    <pubDate>Sat, 17 Oct 2009 09:17:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Ange</dc:creator>
        <category>Citations d'humeur</category>
            
    <description>

      
      	   &lt;blockquote&gt;&lt;p&gt;&quot;Un seul être vous manque et tout est dépeuplé.&quot;&lt;br /&gt;
Alphonse de Lamartine.&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
          </description>
    
    
    
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    <title>16/10/09</title>
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    <pubDate>Fri, 16 Oct 2009 09:49:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Ange</dc:creator>
        <category>Citations d'humeur</category>
            
    <description>

      
      	   &lt;blockquote&gt;&lt;p&gt;&quot;La vraie beauté est intérieure - C'est que disent tous les gens moches!&quot;&lt;br /&gt;
Tom shadyac, extrait de &lt;em&gt;Menteur, menteur&lt;/em&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;Bon...Ben je suis moche alors!&lt;/p&gt;
          </description>
    
    
    
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